“Recherche par Mots-Clés” – et “Sérendipité”

Recherche par Mots-Clés – et “Sérendipité”

Grâce aux dernières versions du logiciel WORDPRESS qui structure mon site Web, le lecteur peut pratiquer des recherches par “mots-clés” dans l’ensemble du site.

Je rappelle cependant que la recherche scientifique ne procède pas que par prospections programmées, raisonnées, mais aussi par intuitions fortuites, par “trouvailles”, parfois guidées par le “hasard”, et/ou par la prise de conscience des “métastabilités” de nos pensées – autant de potentiels susceptibles  de produire de nouveaux paradigmes ….

C’est pourquoi je regroupe dans la présente page et le mode d’emploi de cette procédure de recherche par Mots-Clés, “rationnelle”, déductive, et un rappel de cette autre procédure, aléatoire et complémentaire, inductive voire inconsciente, qu’on appelle la “Sérendipité”.

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1 – recherches par “mots-clés” dans l’ensemble du site

En haut à gauche de toutes les premières pages de ce site, on remarque un petit rectangle blanc encadré par la mention “rechercher”. Je conseille de ne pas inscrire le mot-clé directement dans cette fenêtre – mais de taper d’abord Ctrl f, c’est-à-dire la touche Ctrl (Contrôle) en bas à gauche du clavier en même temps que la touche f (pour find = rechercher)…

… ce qui a pour effet d’ouvrir une autre fenêtre, en haut à droite de chaque page, dans laquelle on pourra inscrire – successivement – les mots-clés dont on souhaite connaître les endroits où ils sont employés dans toutes les pages du site, avec 2 petites flèches (en bas = en avant dans le texte, et en haut = en arrière) et un compteur d’apparitions du mot recherché.

Comme l’algorithme de cette recherche est très simple, fonctionnant au caractère près et sans faire appel aux combinaisons booléennes, je conseille d’éviter d’inscrire des syntagmes nominaux (sauf au caractère près) et de n’inscrire que les racines des mots recherchés, et en minuscule. Par exemple : taper “métastab” pour les expressions métastabilité, métastable, métastables, ou bien “oxymor” pour les expressions oxymoron, oxymore, oxymores, oxymorique, et leurs Majuscules.

Je me permets à cette occasion de signaler ci-dessous quelques-uns de mes sigles originaux et quelques-unes de mes expressions favorites et parfois originales, peu usuelles :

RFDS     R.F.D.S.     ARCATI     GSSJ     G.S.S.J.     métastab(…)     potentiel(…)     individuation     dominance     oxymor(…)     chiasme     registres de sens     axiologi(…)     cartographie sociale

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2 – “trouvailles” par intuitions fortuites, parfois guidées par le “hasard”

Parmi les propositions originales que j’ai formulées dans différents secteurs de l’activité scientifique – conceptualisation, méthodologie statistique, paradigmes sociologiques fondamentaux, dispositifs techniques de catégorisation et de calcul – la plupart résultent de l’application de “règles de la méthode scientifique” connues et codifiées, du moins de celles que j’ai très tôt choisi d’appliquer par sélection délibérée dans le magasin hétérogène des règles et outils de la pensée scientifiques : cf. mes premières proprositions, exposées au séminaire d’épistémologie sociologique de Nanterre (dirigé par Pierre Naville) au printemps 1966 et publiées seulement à l’automne 1968, après les “événements de mai 68″.

La plupart de ces propositions, formulées pour validation et développement à l’adresse de ma “communauté scientifique” et plus précisément de mon premier laboratoire de rattachement, en sont encore (en 2012) restées au stade de simples propositions – malgré plusieurs réitérations et mises à jour jusqu’en 1983.

J’ai sans doute une part de responsabilité personnelle dans cet inachèvement, mais j’ai toujours considéré que l’ampleur de ces propositions exigeait qu’elles soient traitées par une équipe et non par un seul chercheur, ce qui n’est – hélas ! – pas dans les normes admises de fait au CNRS, quand bien même ce voeu correspond aux normes officielles. J’espère, maintenant que je suis à la retraite et libéré de toute obligation professionnelle, pouvoir réaliser une synthèse de ce que je me propose d’appeler des “outils de la pensée complexe et dialectique en sciences sociales” – couvrant une grande partie du spectre des pratiques de recherche, de la spéculation théorico-philosophique à l’instrumentation techno-méthodologie (et vice-versa, sans hiérarchisation a priori).

Mais il en est d’autres de mes propositions qui doivent une bonne part de leur conception au hasard de rencontres fortuites, non programmées (contacts humains, lectures, incursions hors des sentiers battus de ma discipline scientifique de rattachement administratif au CNRS et de la division sociale instituée entre “techniciens-ingénieurs et chercheurs”)….

C’est ce que j’appelais des “trouvailles” dans mes rapports d’activité périodiques pour évaluation au Comité National du CNRS. Il va sans dire que cette appellation un peu provocatrice m’a parfois valu des sarcasmes ou du mépris dédaigneux, voire des oppositions à la publication qui ont nui à leur diffusion. Et il faut ajouter qu’il n’y a guère de “pur hasard”, dans la mesure où (et je peux en témoigner) ce que l’on trouve sans chercher (ou en cherchant “à côté”) répond souvent à du “potentiel métastable”, c’est-à-dire à de l’insatisfaction plus ou moins consciente envers tels paradigmes, mots ou concepts  usuels,  voire trop connotés … (par ex. dire “axiologie” ou “orientations de l’action” pour ne pas abuser du mot galvaudé et équivoque “valeurs”, ou bien parler de “dominance” lorsque c’est plus approprié et moins “connoté”, plus “ouvert”, que le mot “domination”, ou bien “dialogique” au lieu de “dialectique” pour les mêmes raisons …)

C’est ce que l’on appelle parfois aussi la “sérendipité”, pour faire plus sérieux. Je renvoie à un article récemment paru dans la revue du CAES (Comité d’Action et d’Entr’aide Sociale) du CNRS, où cette notion est analysée et commentée par Danièle Bourcier, directrice de recherche du CNRS :

Serendipite_CAES-decembre2011

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