Réflexions socio-politiques depuis 2005

Réflexions socio-politiques / engagements civiques


L’objectif général de mon site personnel est avant tout de léguer, transmettre des problématiques et des paradigmes sociologiques, des “outils de la pensée”  conceptuels et méthodologiques – à caractère (ou “à prétention”) scientifique – parmi ceux que je considère comme fondamentaux pour la compréhension des faits sociaux,

…. pas seulement les miens propres mais aussi ceux des principaux collègues qui m’ont le plus influencé, le plus contribué à l’élaboration de mes conceptions et de ma pratique sociologiques (dans leurs propositions et questionnements comme dans leurs acquis). Et, parmi ces “référents”, j’attache une importance particulière à ceux qui sont le moins connus ou qui sont méconnus ou tombés dans l’oubli …

 

La présente rubrique, quant à elle, vise à exprimer et à échanger des “libres opinions” sur des problèmes de société.

Elle accueillera mes réflexions socio-politiques de citoyen engagé, au fur et à mesure que l’actualité les a suscitées ou les suscitera – et en fonction des contextes spécifiques de mes diverses pratiques militantes, principalement dans le cadre de mes engagements civiques et politiques récents (postérieurs à l’an 2005).

Ces réflexions ne prétendent pas satisfaire à toutes les exigences de l’activité scientifique – notamment concernant la connaissance érudite des faits et données impliqués dans les problèmes traités. Elles ne s’efforceront pas moins d’appliquer les règles de la méthode que mes 45 années de travail de recherche m’ont enseignées et m’ont appris à respecter – à la fois pour des raisons éthiques ou déontologiques mais aussi (car il y a selon moi convergence entre la morale et l’efficacité) par souci de débusquer les présupposés et les a priori qui brouillent la vision juste des problèmes ou les confinent dans le sens des problématiques dominantes, et qui entravent ou limitent l’efficacité des pratiques sociales.

C’est donc avant tout un effort au niveau de la “problèmatisation”, au niveau des problèmatiques et de leurs “présupposés implicites” plus qu’au niveau des solutions et des programmes d’action…

…. ce qui est à mon avis le détour nécessaire pour toute intervention pragmatique qui ne se contente pas de ré-agir et d’appliquer des recettes mais qui ambitionne d’imaginer des futurs à moyen et long termes fondés sur les potentiels cachés dans le réel social.

Devant la difficulté de participer aux débats organisés par les grands medias, le format de “blog” offre une voie certes plus étroite et plus aléatoire, mais il présente au moins l’avantage de permettre (du moins en théorie ?) au plus grand nombre de lecteurs de participer au débat, de l’enrichir.

C’est le souhait que je formule, l’appel que je lance ici

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Thèmes de ces réflexions socio-politiques et évocation des engagements qui les ont suscitées

a – alors que je venais d’exercer un mandat dans le conseil syndical d’un des deux syndicats secondaires de ma copropriété, je me suis trouvé confronté à des agissements tout à fait illégaux des responsables élus de l’autre syndicat secondaire – qui m’ont révolté, surtout parce qu’ils empêchaient d’exercer le droit de passage des voisins du quartier environnant (pour aller tous les jours à l’école, à la gare, notamment) et même de quelques-uns d’entre nous, les copropriétaires de l’autre zone – pourtant protégés par le règlement de copropriété unique qui ne souffre aucune interprétation ni discrimination …

Je consacre une page de mon site à quelques documents qui relatent mes tentatives de résolution  à l’amiable de ces “conflits de voisinage” d’un type particulier. On ne sera pas étonné que ces tentatives sont restées infructueuses, du fait de mon refus de provoquer des procédures judiciaires et aussi de mon incapacité à mobiliser les voisins du quartier environnant qui sont objectivement les victimes principales de cet égoïsme de groupe de nos voisins de “l’autre zone”, manipulés par les fantasmes sécuritaires qui les amènent à vouloir se protéger à tout prix : barrières et grillages illicites, rues intérieures et portes d’entrée d’escalier fermées par des codes et des clés …

Cette page de mon site Internet personnel pourra au moins servir à témoigner, lettres d’avocats à l’appui,  de la réalité têtue des faits si, à l’avenir, les protagonistes de ces conflits larvés en viennent au déni de cette réalité voire à la falsification des comportements peu glorieux de certains : procès d’intention, injures, plaintes sans fondement, allusions invérifiables, … Et si, par bonheur, le départ de certains irascibles parvient à assainir nos relations réciproques d’une zone à l’autre, le dépôt de ces documents d’archives sur ce site public pourra servir de base à une saine réconciliation dans la clarté et la vérité des faits antérieurs …

… de l’utilité de la petite histoire, au sein de la Grande … !

b – alors que je militais au sein d’une association départementale pour les rapprochements inter-culturels – Soleil en Essonne longtemps après avoir milité contre le racisme et la xénophobie et pour l’accueil des travailleurs étrangers dans ma commune de résidence :

le plan d’une conférence sur “les pièges du mot ‘identité’ lui-même – en deçà des pièges de toute problématique en termes d’identité, pages écrites en 2007, presque trois ans avant le fameux projet avorté de “débat sur l’identité nationale” initié par le ministre Eric Besson …

c – alors que j’étais particulièrement scandalisé par l’augmentation des écarts de conduite et de revenus de certains “grands” patrons sans scrupule qui firent la Une des medias au début de 2010 :

quatre pages écrites en avril 2010 pour me défouler à propos des revenus colossaux de ces ultra-privilégiés, juste avant que n’éclatent les scandales de l’ “affaire Bettencourt-Woerth” à l’été 2010 … pages que je concluais par la proposition qu’ “il faut limiter les revenus kolossaux”.

d – au tout début de la campagne pour les élections présidentielles françaises de 2012, et persuadé que les discours lus ou entendus manquaient “grave” de problématiques sociologiques – obsédés qu’étaient leurs auteurs (de tous bords) par les sombres menaces que la crise financière faisait planer sur la situation économique et/ou écologique française, européennne, et mondiale :

envoi de mes réflexions sociopolitiques sur le blog “Courrier citoyen” de Vincent Peillon, en réponse à son invitation à lui envoyer nos réflexions. Intellectuel de formation philosophique du Parti Socialiste, Vincent Peillon avait déjà à plusieurs reprises déploré l’absence de repères et problématiques sociologiques dans la pensée et les discours politiques. Ma participation consistait à proposer d’ intégrer des fondamentaux de sociologie dans la pensée, les discours et les pratiques politiques.

e – début octobre 2012, la tenue simultanée de deux grands débats publics rassemblant d’une part le Mouvement social national de la “Maison des Potes”, autour de ses “10 Propositions”, et d’autre part l’organisme CRPVE (Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne), sur le thème des “Jeunes des quartiers populaires”, m’a inspiré la rédaction d’un Manifeste dans lequel je m’identifie aux nouvelles générations actuelles en réactivant (malgré mes 80 ans) mes pratiques militantes, mes rêves et voeux utopiques de jeune adulte des années ’50.Cette utopie consiste à mobiliser les énergies du juste combat revendicatif de ces jeunes citoyens – engagés contre les discriminations et la sur-exploitation dont ils sont victimes – pour les orienter vers des objectifs plus offensifs, plus ambitieux, dans une posture de refus radical de la société française et européenne telle qu’elle s’impose à nous actuellement : car, en entrant dans la vie adulte, il faudrait ne pas reproduire les rapports sociaux de dominance et domination (rapports de classe, de sexe, d’ethno-culture, de gouvernance,…) qui structurent notre société – mais au contraire promouvoir et mettre en pratique les grands idéaux de notre chère République auxquels nous croyons (Liberté, Egalité, Fraternité), et par conséquent renoncer aux privilèges des classes possédantes, du sexe dominant, des générations installées, de la “race blanche”, qui leur préfèrent la recherche arrogante du profit, du pouvoir, la cupidité, la sur-consommation, sans considération pour les ressources et les équilibres naturels ..

… pour une “République Vertueuse“, seule capable de nous garantir à chacun-chacune de nous tous les délices du “Vivre ensemble”, sobrement mais le mieux possible …

f – depuis 2010, en tant que membre de la section locale (Val d’Yerres – 91) de la Ligue des Droits de l’Homme, je faisais partie des militants qui accompagnaient, entre autres, des familles d’immigrants qui venaient de fuir en urgence leur pays  – la RDC dite “Congo Kinshasa – pour motifs politiques graves, après l’arrestation du père – cadre du parti Travailliste, parti d’opposition, emprisonné on ne sait où – et après menaces physiques sur la mère, elle aussi engagée dans ce parti.

Déboutés du droit d’asile en France (soi-disant “faute de preuves objectives” ? ! ?), la mère et ses six enfants (arrivés ensemble en France aux âges de 2 à 14 ans en dehors de la procédure “légale” (?) dite du “regroupement familial” ont fini par se faire “régulariser” en Préfecture au bout de 27 mois : titre de séjour d’un an renouvelable, avec autorisation de travailler pour la mère.

Or, au moment d’entrevoir la possibilité d’obtenir des contrats de travail légaux, dans les métiers en manque de candidats nationaux, la mère nous apprend que les bizarreries de la législation française – depuis la “loi Barzach” de 1986 – lui interdisent l’accès aux prestations familiales pendant les 5 premières années d’emploi légal continu !

Cette discrimination scandaleuse m’a tellement révolté, au nom des principes républicains et syndicaux d’ “égalité de traitement” de tous les travailleurs enregistrés en France, quelle que soit leur nationalité, que je me mobilise pour cette cause – d’autant plus urgente que le débat parlementaire sur “la réforme des droits des étrangers en France” se trouve en phase terminale. En effet, après adoption en première lecture à l’Assemblée Nationale le 23 juillet dernier, le projet de loi sera soumis au vote des sénateurs en septembre – sans qu’il ait été fait mention de cette discrimination injuste et irrationnelle que nombre d’associations de juristes dénoncent comme obsolète au regard des chartes internationales (Union Européenne, Nations Unies, OIT) signées par la France ! !

J’espère donc que cette page de mon site pourra servir à la diffusion de mon “alerte”, pour secouer l’inertie et le silence qui entourent cette question “gênante” : pourquoi diable par exemple le P.S. a-t-il “oublié” ses engagements publics de 2008, dès lors qu’il détient avec ses alliés la majorité parlementaire pour abolir ces quelques articles de la loi Barzach de 1986 qui n’ont sans doute plus guère de fervents défenseurs ?

 

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Enfin, à titre “historique”, je donne ici accès à quelques textes anciens produits dans le même registre “extra-scientifique” de mes engagements civiques, mais dans des contextes différents, ceux-là même qui ont été les miens au cours des 40 dernières années du siècle dernier – c’est-à-dire dans le cadre de mes anciennes activités en éducation populaire, en enseignement et recherche, et en syndicalisme.

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